← Retour aux actualités

« Il faut tout donner dès les premières secondes » : Mérignac transforme le film d’entreprise en défi créatif

31 mars 2026 · Actualités · Culture · Société

🎙 Podcast audio

À l’approche de sa 7ᵉ édition, le Festival du film d’entreprise de Mérignac confirme son ambition : faire d’un format ultra-court un puissant outil de communication. Pour Marion Delcher, organisatrice, une règle s’impose : « Il faut tout donner dès les premières secondes ».

Créé en 2015 par Pascal Maréchal, l’événement s’est progressivement imposé dans le paysage économique local. Organisé tous les deux ans par le club d’entreprise de Mérignac, il a déjà rassemblé 150 films et 1 200 entrepreneurs, avec 25 trophées décernés.

Aujourd’hui, le festival dépasse largement les frontières girondines. « Toutes les entreprises adhérentes à un club peuvent participer, partout en France », précise Marion Delcher. Une ouverture qui s’inscrit dans une volonté de créer un véritable événement interclubs, valorisant autant les entreprises que leurs réseaux.

Une minute pour séduire… et convaincre

Le concept est simple : réaliser un film d’entreprise d’une minute maximum. Une contrainte qui reflète les nouveaux usages. « Après une minute, on perd l’attention. Et encore, même une minute, c’est long pour certains », reconnaît l’organisatrice.

Dans ce contexte, l’efficacité devient essentielle. « Il faut accrocher dès le début », insiste-t-elle. L’objectif : capter immédiatement l’intérêt, tout en transmettant les valeurs, l’activité et le positionnement de l’entreprise.

Un exercice délicat, mais stratégique à l’heure où la vidéo s’impose comme le format roi sur les réseaux sociaux.

Une montée en qualité et en créativité

Depuis ses débuts, le festival a vu évoluer les productions. « Au départ, on avait des films tournés au téléphone ou des PowerPoint animés », se souvient Marion Delcher.

Désormais, les entreprises rivalisent d’imagination : storytelling, humour, formats décalés… « On peut être très original en une minute », assure-t-elle. Certains films marquent même les esprits par leur audace, comme cette campagne de notaires détournant une scène romantique pour promouvoir le contrat de mariage.

Les tendances évoluent également. Après l’essor du motion design, place aujourd’hui aux thématiques environnementales. « On voit de plus en plus d’engagements liés à la planète », note-t-elle, justifiant la création d’un prix dédié.

Un concours ouvert à tous, même aux indépendants

Si certaines entreprises disposent de moyens importants, le festival reste accessible. « Ce n’est pas une question de budget, mais de scénario et de réalisation », insiste Marion Delcher.

Une catégorie spécifique a d’ailleurs été créée pour les indépendants. Objectif : leur permettre de rivaliser avec les grandes structures. Et les résultats sont là : certains ont déjà séduit jury et public grâce à des concepts originaux et immersifs.

Plus qu’un concours, un outil de visibilité

Au-delà du trophée, les retombées sont concrètes : diffusion du film au cinéma de Mérignac, communication digitale, mise en réseau. « C’est de la communication, de l’image, de la pub… c’est tout ça à la fois », résume l’organisatrice.

Le festival se veut aussi un moment de valorisation, avec tapis rouge, photocall et soirée événementielle. Une mise en scène assumée : « On essaye de faire un peu un festival de Cannes ».

Dernière ligne droite avant le 30 avril

Les entreprises ont jusqu’au 30 avril 2026 pour déposer leur film. Les nominés seront dévoilés lors de la soirée du 4 juin.

D’ici là, une certitude : dans ce concours où tout se joue en une minute, l’impact des premières secondes peut faire toute la différence.

Partager sur Facebook ↗ ·