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FC Saint-Médard : « On veut retrouver notre place dans le football girondin »

24 septembre 2026 · Actualités · Associations · Sport

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Près de 600 licenciés, une équipe fanion en Régional 1, onze équipes à onze contre cinq il y a encore cinq ans, un football féminin en plein développement et un terrain synthétique attendu en 2027 : le FC Saint-Médard-en-Jalles poursuit sa transformation. Invités de C6 Radio, les coprésidents Julien Seidner et Samir Zolota ont détaillé leur projet pour le club. À leurs côtés, Alexandre Deloustal, directeur de l’ibis Styles Bordeaux Saint-Médard et partenaire du FCSMJ, a expliqué les raisons de son engagement.

Le FC Saint-Médard-en-Jalles grandit. Et pas seulement à travers les résultats de son équipe première.

Julien Seidner et Samir Zolota portent un projet qui doit permettre au club de progresser sportivement tout en conservant sa dimension associative. Une ambition qui s’appuie aujourd’hui sur près de 600 licenciés et plus d’une cinquantaine d’éducateurs.

Un club qui a changé de dimension

Les chiffres résument à eux seuls l’évolution. Il y a cinq ans, Saint-Médard comptait cinq équipes évoluant à onze, dont seulement deux au niveau Ligue. Aujourd’hui, le club en aligne onze, dont six en Ligue.

Une progression que les coprésidents inscrivent dans la continuité du travail engagé avant leur arrivée. Ils citent notamment l’ancien président Arnaud Garnier ainsi que David Lassarte, directeur sportif et entraîneur de l’équipe fanion, parmi les artisans de cette structuration.

Le club s’appuie aussi sur une longue histoire. Né en 1940 du rapprochement de deux clubs saint-médardais, avec la création de sa section football en 1941, il a connu le niveau national dans les années 1980 et 1990, chez les seniors comme chez les jeunes.

Aujourd’hui, l’objectif est de continuer à progresser et de retrouver progressivement une place importante dans le football girondin.

« Regarder ces clubs-là dans les yeux »

Cette progression se mesure aussi à travers les confrontations avec les autres clubs du territoire.

« On arrive aussi à faire jeu égal ou au moins à regarder ces clubs-là dans les yeux », explique l’un des coprésidents.

Le début de saison est jugé positif, malgré l’élimination en Coupe de France aux tirs au but. Une déception forcément, mais pas de quoi remettre en cause le projet sportif après le beau parcours réalisé dans cette compétition la saison dernière.

La priorité reste la même : faire progresser les équipes, des jeunes jusqu’aux seniors.

Et pourquoi pas un Saint-Médard – Girondins ?

Une affiche aurait forcément une saveur particulière : un derby face aux Girondins de Bordeaux.

Pour les dirigeants saint-médardais, la rencontre serait particulière. « Le club, c’est le club qu’on aime tous », résume l’un des coprésidents à propos des Girondins, tout en prévenant que les joueurs de Saint-Médard aborderaient évidemment ce match avec l’envie de le gagner.

Alexandre Deloustal partage cette attente. Supporter bordelais, le directeur de l’ibis Styles évoque un club qui a « bercé notre enfance » et espère lui aussi pouvoir assister à ce derby.

Le football pour tous, pas seulement la compétition

Mais le projet du FCSMJ dépasse largement son équipe fanion.

Le club veut développer un football de qualité tout en restant accessible au plus grand nombre. Cela passe notamment par l’école de football, la formation des jeunes et la volonté de conserver les joueurs jusqu’aux catégories seniors.

Le développement du football féminin constitue également l’un des axes importants du projet. Le FCSMJ compte désormais environ 80 licenciées féminines, un chiffre que les dirigeants souhaitent encore faire progresser.

Chez les plus jeunes aussi, la demande est forte, avec des enfants qui peuvent découvrir le football dès trois, quatre ou cinq ans.

Un terrain synthétique attendu en 2027

Pour accompagner cette croissance, les infrastructures deviennent essentielles.

Les dirigeants annoncent l’arrivée d’un terrain synthétique en 2027, un équipement attendu depuis plusieurs années et qui doit permettre au club de franchir une nouvelle étape.

Entre les périodes de sécheresse et les épisodes de fortes pluies, les terrains naturels deviennent plus difficiles à utiliser régulièrement. Ce nouvel équipement doit permettre d’améliorer les conditions d’entraînement et d’assurer davantage de continuité dans la pratique.

Les coprésidents remercient à ce sujet le maire Stéphane Delpeyrat pour avoir pris en compte cette demande du club.

600 licenciés… et toujours besoin de bénévoles

Derrière les équipes et les résultats, il y a toute la vie d’un club.

Avec près de 600 licenciés, plus d’une cinquantaine d’éducateurs, des parents et des bénévoles dont certains sont présents depuis de nombreuses années, le FCSMJ est aujourd’hui une structure importante.

Tournois, stages pendant les vacances, académies, vide-greniers ou encore loto : l’activité ne s’arrête pas aux matchs du week-end.

Et comme beaucoup d’associations, Saint-Médard a besoin de bénévoles.

« Une seule personne ne peut pas réussir à faire avancer un club », rappellent les dirigeants, qui insistent sur l’importance de toutes les personnes qui œuvrent dans l’ombre.

Les parents aussi doivent respecter les règles

C’est l’un des sujets forts de l’interview.

Julien Seidner et Samir Zolota sont également arbitres. Une fonction qui leur donne un autre regard sur ce qui se passe autour des terrains, notamment dans les catégories de jeunes.

« Parfois, il y a plus de problèmes autour des mains courantes que sur le terrain. »

Une situation d’autant plus délicate que les arbitres peuvent eux-mêmes être très jeunes. À 15 ou 16 ans, ils doivent parfois diriger des joueurs de leur âge tout en faisant face aux réactions des adultes autour du terrain.

Le FC Saint-Médard a donc fixé des règles. Les parents doivent adopter un comportement respectueux envers les joueurs, les éducateurs et les arbitres. Lorsque les limites sont franchies, le club peut intervenir.

« Il peut même arriver qu’on décide que les parents restent à l’extérieur de l’enceinte sportive. »

Un message clair : le comportement des adultes ne doit pas venir perturber la pratique des enfants.

« L’arbitrage, c’est une école de vie exceptionnelle »

Les deux coprésidents refusent toutefois de réduire l’arbitrage aux tensions et aux insultes. Ils rappellent que la grande majorité des rencontres se déroule normalement.

Surtout, ils défendent l’arbitrage comme un véritable outil de formation.

« L’arbitrage, c’est aussi une école de vie exceptionnelle. »

À 15 ou 16 ans, un jeune arbitre doit prendre des décisions, gérer d’autres adolescents mais également faire respecter son autorité auprès d’adultes présents sur les bancs.

Une expérience qui, selon les dirigeants, permet de gagner en assurance, en responsabilité et en maturité. Le club encourage donc ses jeunes à découvrir l’arbitrage.

Des partenaires pour accompagner le projet

Cette croissance passe enfin par le soutien des partenaires privés.

Parmi eux, l’ibis Styles Bordeaux Saint-Médard, dirigé par Alexandre Deloustal. Pour lui, le partenariat doit aller au-delà d’un simple soutien financier.

L’établissement dispose de 58 chambres et peut notamment accueillir des équipes lors de leurs déplacements. Une manière de créer une relation profitable à chacun.

Surtout, Alexandre Deloustal souhaite inscrire cet engagement dans la durée :

« Quand on devient partenaire d’une équipe, ce n’est pas sur du one shot. On a envie de vous accompagner sur plusieurs années. »

Une philosophie qui rejoint celle des dirigeants du FCSMJ : proposer aux entreprises de rejoindre un projet global, de l’école de football à l’équipe première.

Avec près de 600 licenciés, davantage d’équipes au niveau Ligue, un pôle féminin qui se développe et de nouvelles infrastructures à venir, le FC Saint-Médard-en-Jalles poursuit donc sa structuration.

Avec une ambition : continuer à grandir pour retrouver pleinement sa place dans le football girondin.

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