
« L’ambition ne doit jamais s’arrêter » : au SMRC, sport, formation et partenaires avancent ensemble
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Avec près de 800 licenciés et une dynamique sportive en pleine croissance, le Saint-Médard Rugby Club (SMRC) poursuit sa structuration. Invité de C6 Radio, Mathis Airault, responsable du développement du club, a détaillé la stratégie mise en place pour soutenir cette progression. Partenariats, événements, ancrage local et formation : pour lui, la réussite sportive passe aussi par un solide écosystème économique et humain.
Au Saint-Médard Rugby Club, la performance ne se limite pas au terrain. Derrière les résultats sportifs, un travail de structuration s’opère en coulisses. Chargé du développement du club, Mathis Airault pilote notamment la stratégie de partenariat et les événements destinés à renforcer l’ancrage du SMRC sur son territoire. Et les résultats sont déjà visibles.
« On est passé d’une quarantaine de partenaires il y a deux ans et demi à aujourd’hui 130 », souligne-t-il. Une progression significative qui reflète l’attractivité grandissante du club girondin.
Pour le responsable du développement, le lien entre sport et économie est évident : « Plus il y a de partenaires, plus il y a de moyens. Et plus il y a de moyens, plus on peut développer le sportif. C’est un cercle vertueux. »
Un projet collectif au cœur de la stratégie
Au-delà du simple sponsoring, le SMRC cherche à construire une véritable communauté d’entreprises autour du club. L’objectif est de créer une dynamique collective où les partenaires peuvent également développer leur activité. « Un club des partenaires, c’est un projet collectif. Comme une équipe de rugby : sauf qu’au lieu d’être 15 sur le terrain, on est 130 », explique Mathis Airault.
Pour renforcer ces échanges, le club met en place des rencontres régulières entre partenaires. Des réunions mensuelles, inspirées des réseaux professionnels, doivent permettre aux entreprises locales de mieux se connaître et de générer des opportunités commerciales.
Cette logique s’appuie aussi sur un réseau important de licenciés. Avec environ 800 membres, le club représente un véritable levier de visibilité pour les entreprises partenaires. « Si nos licenciés font travailler nos partenaires, tout le monde est gagnant », résume-t-il.
Trois profils de partenaires
Au SMRC, les partenaires n’ont pas tous les mêmes motivations. Mathis Airault identifie trois grands profils : ceux qui soutiennent le club pour son image, ceux qui cherchent des opportunités économiques, et ceux qui souhaitent simplement participer à la vie locale.
L’objectif du club est de créer une synergie entre ces différentes approches. « On essaie de trouver un équilibre entre notoriété, investissement dans un projet et ancrage local », précise le responsable du développement.
Dans un contexte économique parfois incertain, cette diversification permet aussi de sécuriser le modèle du club.
« Il vaut mieux avoir 100 partenaires moyens qu’un seul gros sponsor. Si l’un part, tout peut s’écrouler », insiste-t-il.
Des événements pour fédérer le club
Cette stratégie se traduit également par l’organisation d’événements destinés à renforcer la convivialité et l’identité du club. Dernière initiative en date : une vente aux enchères de vins baptisée « XV/20 », organisée à l’hippodrome du Bouscat. L’événement a réuni près de 150 participants autour d’un dîner gastronomique et d’une vente animée au profit de l’école de rugby.
Pour Mathis Airault, cette soirée symbolise parfaitement l’esprit du SMRC :
« On a réussi grâce à des bénévoles fantastiques. Moi, j’étais juste le pilote du projet. » Le succès de cette première édition devrait d’ailleurs encourager le club à renouveler l’expérience à plus grande échelle.
Formation et ouverture culturelle
Au-delà des partenaires, le SMRC continue aussi d’investir dans la formation. Un stage international est notamment prévu pour les jeunes licenciés, avec des ateliers inspirés de différentes cultures du rugby.
Des nations comme les Fidji, les Tonga, l’Afrique du Sud ou encore la France seront représentées à travers des activités sportives, mais aussi culturelles et culinaires. «L’idée, c’est de sortir du rugby strict pour découvrir d’autres cultures et d’autres façons de vivre le sport », explique Mathis Airault.
Un club tourné vers l’avenir
Avec une école de rugby active, une section féminine en développement et une équipe Espoir performante, le SMRC poursuit sa croissance. Mais pour Mathis Airault, l’ambition doit rester permanente. « L’ambition ne doit jamais s’arrêter », affirme-t-il.
« Le projet n’appartient à personne. On est tous de passage, mais ce projet appartient à ceux qui le font vivre : les bénévoles, les joueurs et les partenaires. »
Une philosophie qui illustre la transformation progressive du Saint-Médard Rugby Club : un club sportif, mais aussi un véritable acteur du dynamisme local.