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« Il n’y a rien de mieux que le contact direct » : à Saint-Jean-d’Illac, les jobs d’été misent sur la rencontre

24 mars 2026 · Actualités · Société

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Le rendez-vous est désormais bien installé dans le paysage local. Le 3 avril, de 17h à 20h, l’espace Quérandeau de Saint-Jean-d’Illac accueillera une nouvelle édition de la soirée jobs d’été, organisée par Info Jeunes. Objectif : connecter directement les jeunes du territoire avec les employeurs locaux, dans une ambiance volontairement simple et accessible.

« Il n’y a rien de mieux que le contact direct », insiste Emeline Renault, représentante d’Info Jeunes. Depuis 2018, cette initiative permet aux entreprises de tenir un stand et de rencontrer des candidats venus avec leur CV. Une formule qui séduit : une centaine de jeunes se déplacent chaque année, et les recruteurs répondent fidèlement présents.

Un enjeu local et concret

Derrière cette opération, une réalité bien connue : la difficulté de mobilité pour les jeunes. « Tous n’ont pas le permis. L’idée, c’est de proposer des emplois à proximité », explique Emeline Renault. Travailler près de chez soi évite les frais de transport ou de logement, souvent incompatibles avec un job saisonnier.

Cette proximité bénéficie aussi aux entreprises, comme le souligne Samuel Allix, agriculteur à Saint-Jean-d’Illac. Son exploitation, spécialisée notamment dans la pomme de terre, recrute chaque été une trentaine de jeunes pour faire face au pic d’activité. « On a recentré le recrutement sur l’ultra local. C’est plus simple pour tout le monde », affirme-t-il.

Des jeunes plus motivés qu’on ne le croit

Contrairement à certaines idées reçues, les jeunes répondent présents. « Il y a beaucoup de jeunes qui veulent travailler », constate Samuel Allix. « On entend ça depuis 40 ans, mais toutes les générations se ressemblent : il y a des profils variés, et beaucoup de motivés. »

Le contact humain joue ici un rôle déterminant. « En quelques minutes, on comprend mieux à qui on a affaire », explique l’agriculteur. Une rencontre peut parfois suffire à convaincre. Il raconte ainsi le cas d’un candidat venu spontanément déposer son CV : « Le feeling est passé, la réponse a été immédiate. »

À l’inverse, un manque d’implication peut freiner. « Ce qui compte, c’est la motivation du jeune, pas celle des parents », insiste-t-il.

Bien plus qu’un simple job d’été

Au-delà du revenu, ces expériences peuvent être structurantes. « Les jobs d’été, c’est très important. Ça valorise le jeune, ça le met en confiance », souligne Emeline Renault. Certains y trouvent même une vocation ou gagnent en maturité.

Samuel Allix confirme : « On voit des jeunes évoluer en quelques semaines. Certains découvrent leurs capacités, d’autres prennent confiance. » Il évoque notamment un jeune, initialement en retrait, qui s’est révélé au fil de l’été : « La première semaine, c’était compliqué. Mais à la fin, il était transformé. »

CV : miser sur les compétences humaines

Pour séduire les recruteurs, inutile d’avoir un parcours parfait. « Les jeunes n’ont souvent jamais travaillé. Ce qui compte, ce sont les expériences à côté : bénévolat, sport, babysitting… », rappelle Emeline Renault. Des éléments qui témoignent d’un esprit d’équipe, d’un sens des responsabilités ou d’un engagement.

« Plus on en sait sur le jeune, mieux c’est », ajoute Samuel Allix, qui adapte les missions selon les profils : manutention, maintenance ou tâches administratives.

Un rendez-vous clé avant l’été

Avec 17 entreprises présentes, couvrant des secteurs variés ( agriculture, restauration, services municipaux ), la soirée du 3 avril s’impose comme une étape stratégique. « Avril, mai, c’est le bon moment. Après, c’est souvent trop tard », prévient Emeline Renault.

Au-delà des jobs saisonniers, des opportunités d’alternance, de formation (BAFA) ou même de mobilité à l’étranger seront également proposées.

Une chose est sûre : dans un monde de candidatures en ligne, cette soirée rappelle une évidence. « Le mail, c’est bien. Mais la rencontre, c’est le petit plus qui fait la différence », conclut Samuel Allix.

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