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Incendie de Saumos : « Nous avons été confrontés à un incendie hors norme », alerte Marc Vermeulen

24 juillet 2026 · Actualités · Flash Info · Société

Gironde – Lors du point presse organisé ce vendredi 24 juillet, le directeur départemental du SDIS 33, Marc Vermeulen, a livré une analyse particulièrement préoccupante de la situation. Selon lui, les conditions rencontrées sur le terrain dépassent celles des grands incendies de 2022, avec une sécheresse exceptionnelle et un feu d’une violence rarement observée.

Des conditions plus difficiles qu’en 2022

Le chef des sapeurs-pompiers girondins n’a pas hésité à qualifier l’incendie de « hors norme », reprenant un terme déjà employé lors des feux de l’été 2022.

Mais cette fois, le contexte est encore plus inquiétant.

« Aujourd’hui, notre massif est dans un état de sécheresse beaucoup plus important qu’en 2022, voire supérieur à celui de 1976 », explique Marc Vermeulen.

Cette sécheresse extrême modifie profondément le comportement du feu. Alors qu’en 2022 les incendies perdaient généralement en intensité durant la nuit, les flammes continuent désormais de progresser avec une violence exceptionnelle, même après minuit.

Jusqu’à 1 000 hectares parcourus par heure

Au plus fort de la nuit, les secours ont été confrontés à une propagation fulgurante.

Selon Marc Vermeulen, le feu a progressé à une vitesse telle que 800 à 1 000 hectares brûlaient chaque heure, un rythme extrêmement rare, notamment à proximité de secteurs urbanisés.

Cette situation a obligé les sapeurs-pompiers à concentrer leurs efforts sur la protection des habitations, faute de pouvoir compter sur les moyens aériens, immobilisés durant la nuit.

Un combat maison par maison

Les flammes ne sont pas restées cantonnées à la forêt.

Sous l’effet du vent et des projections incandescentes, le feu a atteint les zones habitées, provoquant des départs de feu directement au cœur des communes.

Les secours ont dû défendre les habitations une par une, tout en faisant face à des propagations de toiture à toiture provoquées par les braises transportées sur de longues distances.

« Le combat était inégal », reconnaît Marc Vermeulen, évoquant la puissance exceptionnelle du sinistre malgré l’engagement massif des équipes sur le terrain.

Des milliers d’habitations préservées

Malgré ces conditions extrêmes, le directeur du SDIS souligne le travail accompli par les secours.

Si 53 maisons ont été détruites, plusieurs milliers d’autres ont pu être protégées grâce à l’engagement des sapeurs-pompiers, appuyés par les différents services mobilisés tout au long de la nuit.

Parallèlement, les équipes ont également dû faire face à la progression du second front de feu en direction de Lège-Cap-Ferret.

Un pare-feu renforcé dès 3 heures du matin

Face à l’évolution rapide de l’incendie, les secours ont engagé dès 3 heures du matin une entreprise de travaux publics afin d’élargir un pare-feu destiné à ralentir la progression des flammes.

Cette intervention d’urgence est venue compléter les moyens déployés sur le terrain pour tenter de contenir l’incendie avant l’arrivée des renforts aériens au lever du jour.

Une météo qui inquiète toujours les secours

La vigilance reste maximale.

Les prévisions annoncent un basculement du vent à l’ouest avec des rafales pouvant atteindre 80 km/h, un scénario particulièrement redouté par les équipes engagées sur le terrain.

À cette menace pourrait s’ajouter un risque d’orages secs, susceptibles de provoquer de nouveaux départs de feu.

« Nous sommes assez inquiets sur les prévisions météorologiques », a conclu Marc Vermeulen, alors que l’incendie reste toujours actif et que les opérations de lutte se poursuivent sur plusieurs secteurs de la Gironde.

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