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Mérignac Rugby veut franchir un cap : « Il faut se payer »

10 septembre 2026 · Non classé · Société · Sport

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Deux huitièmes de finale consécutifs, un groupe qui gagne en maturité et une réforme des divisions qui se profile. À quelques jours de recevoir Castillon pour la reprise de la Fédérale 2, le président du Mérignac Rugby, Jérôme Mercadier, affiche clairement ses ambitions : cette saison, son équipe doit franchir une marche.

Pont-Long, une élimination qui doit servir

La saison dernière s’est achevée de manière particulièrement cruelle face à Pont-Long en huitième de finale du championnat de France.

Mérignac avait pourtant frappé fort à Robert-Brettes en s’imposant 36-15 à l’aller. Mais au retour, dans la banlieue paloise, Pont-Long renversait la situation en gagnant 35-14. À égalité parfaite sur les deux rencontres, 50-50, les deux équipes avaient dû se départager lors d’une séance de tirs au but. Pont-Long s’imposait 6-5 avant de poursuivre son parcours jusqu’en finale du championnat de France.

« C’était la saison dernière. On enclenche une nouvelle saison, donc il faut passer à autre chose. Il faut analyser. On a pris le temps de le faire avec le staff, avec les joueurs, et de faire aussi notre autocritique au sein du club. »

Jérôme Mercadier en tire notamment une leçon : mieux maîtriser la saison régulière pour se donner les meilleures conditions lors des phases finales.

« Si on avait fini premiers de notre poule, on aurait reçu chez nous. Il faut mettre toutes les chances de son côté. »

Un groupe conservé et renforcé

Après une préparation estivale perturbée par les incendies et un accès retardé aux infrastructures, Mérignac a progressivement retrouvé son rythme.

La priorité de l’intersaison était de conserver l’ossature du groupe.

« Quand vous avez une équipe très jeune avec des joueurs talentueux, le premier point, c’est de garder vos meilleurs joueurs. Mission accomplie. »

Deux départs sont néanmoins marquants : Étienne Mèch, formé au club, rejoint Langon, tandis que Bassekou Diaby poursuivra sa carrière à Marmande, tous deux en Nationale 2.

Dans le sens des arrivées, plusieurs joueurs doivent permettre d’apporter davantage de densité et surtout une profondeur de banc qui a parfois manqué ces dernières saisons.

« Il faut passer ces huitièmes de finale »

Après deux éliminations consécutives à ce stade de la compétition, Jérôme Mercadier ne cache plus l’objectif.

« Ce n’est pas une année par défaut où il faut galvauder. C’est une année où il faut être au rendez-vous, il faut se payer. Il faut passer ces huitièmes de finale. »

Pour le Président, le verrou semble désormais autant mental que rugbystique.

« Pour les joueurs, pour les bénévoles, pour les supporters du club, chaque saison être au rendez-vous et ne pas passer la marche, c’est frustrant. À un moment donné, il faut pouvoir nous aussi faire la fête derrière ça. »

La réforme des divisions change aussi la donne

Cette saison 2026-2027 sera également particulière avec la réorganisation annoncée des divisions fédérales à son issue.

Jérôme Mercadier évoque notamment l’arrivée d’une Nationale 3, qui doit rapprocher dans une nouvelle division des formations actuellement engagées en Fédérale 1 et les meilleures équipes de Fédérale 2.

La réforme modifie donc la notion traditionnelle de montée, mais pas les ambitions mérignacaises.

« La question n’est plus de savoir si on va monter puisque finalement il y aura une division de moins. Par la force des choses, on va se rapprocher de la Nationale 2. »

Pour autant, pas question de considérer cette saison comme une année d’attente.

« On était au rendez-vous de la Fédérale 2, maintenant il faudra être au rendez-vous de la Nationale 3. »

Mérignac Rugby veut donc profiter de cette dernière saison dans la configuration actuelle pour démontrer sportivement qu’il est prêt à évoluer un cran plus haut.

La formation comme socle du projet

Le développement du club passe aussi par sa formation. La saison dernière, l’école de rugby comptait 358 jeunes licenciés et était, selon Jérôme Mercadier, la première école de rugby en nombre de licenciés.

Surtout, plus de 50 % de l’équipe première est aujourd’hui composée de joueurs formés au club.

Et la relève arrive : douze juniors montent cette saison chez les seniors.

« On a mis en place un réseau d’éducateurs et de formateurs qui permet à ces jeunes de se dire que quand ils sont à Mérignac, sauf à aller à l’UBB, dans notre petit monde amateur, aujourd’hui, on n’a rien à envier aux autres. »

Castillon d’entrée, Robert-Brettes à défendre

Le championnat commencera fort avec la réception de Castillon, dimanche 13 septembre, une équipe qui avait terminé devant Mérignac la saison dernière et qui avait été la seule à venir s’imposer à Robert-Brettes.

« Castillon, on doit gagner à domicile. Ça, c’est sûr, parce que ça doit lancer notre saison. »

Le président va même plus loin :

« Il n’est pas question de perdre à Brettes cette année. »

L’objectif est de faire du stade mérignacais une véritable forteresse, mais également de gagner en régularité sur l’ensemble des 22 journées.

« J’aimerais bien qu’à un moment donné, on n’ait plus le couteau entre les dents au mois de mars-avril parce qu’on est obligés d’aller gagner chez tout le monde. »

La feuille de route est désormais claire : s’installer parmi les deux premiers, rendre Robert-Brettes imprenable, préparer la future Nationale 3 et surtout franchir enfin le cap des huitièmes de finale.

Après deux saisons à être tout près, Mérignac Rugby ne veut plus seulement être « pas loin ».

Cette fois, il veut passer la marche.

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