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Solène Videau : la première interview de Miss Aquitaine 2026 depuis son élection

30 juin 2026 · Actualités · Société

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Quelques mois après avoir été la première invitée de l’histoire de C6 Radio, Solène Videau est revenue à notre micro pour sa première interview officielle depuis son élection comme Miss Aquitaine 2026. Une rencontre organisée au Mercure Bordeaux Lac, partenaire de l’événement, au cours de laquelle la jeune Mérignacaise s’est livrée avec une sincérité désarmante. Derrière l’écharpe et la couronne se dessine le portrait d’une femme de 22 ans qui n’a jamais cessé de croire en son rêve.

Lorsque Solène Videau franchit les portes du Mercure Bordeaux Lac, elle est déjà attendue par l’équipe de C6 Radio. Quelques semaines se sont écoulées depuis son élection à la tête du comité Miss Aquitaine, mais rien, dans son attitude, ne laisse penser que son quotidien a été bouleversé. Souriante, détendue, elle prend le temps de saluer chacun, échange quelques mots avant l’installation du matériel, plaisante avec les techniciens puis s’installe devant le micro comme si elle retrouvait un environnement familier.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que la jeune Mérignacaise répond aux questions de C6 Radio. En novembre 2025, alors qu’elle portait encore l’écharpe de Miss Bordeaux, elle était devenue la toute première invitée de l’histoire de la radio. À l’époque, elle évoquait son parcours, sa passion pour la mode et son ambition de poursuivre l’aventure des concours. Quelques mois plus tard, elle revient au même micro, mais avec une nouvelle écharpe sur l’épaule. Entre ces deux rendez-vous, beaucoup de choses ont changé.

Le 16 mai dernier, à 1h16 du matin, son nom résonne dans la salle de l’Ange Bleu. Après plusieurs semaines de préparation, Solène Videau est élue Miss Aquitaine 2026. Un moment qu’elle peine encore à réaliser lorsqu’elle nous retrouve au Mercure Bordeaux Lac.

« Il y a eu énormément d’émotion, mais surtout un grand soulagement », confie-t-elle.

Le terme surprend. Beaucoup auraient parlé de joie, de bonheur ou de fierté. Elle choisit le soulagement. Parce que cette victoire ne s’est pas construite en une soirée. Elle est l’aboutissement d’un travail entamé il y a trois ans, lorsque cette jeune passionnée de mode a décidé de se lancer dans les concours de beauté avec une idée en tête : apprendre à se dépasser.

« Je reste la même »

Ce qui frappe au cours de cette rencontre, c’est le contraste entre l’image que l’on se fait parfois d’une Miss et celle que renvoie Solène Videau. Son écharpe attire naturellement les regards. Pourtant, elle parle très peu de son titre.

Elle préfère raconter ses examens de fin d’année, son école de mode, les projets qu’elle poursuit et les engagements qui rythment désormais son agenda. « Dans ma vie de tous les jours, pas grand-chose n’a changé », explique-t-elle. « J’ai une nouvelle écharpe, une nouvelle couronne, mais je continue mes études et je travaille toujours. »

À plusieurs reprises, elle revient sur cette idée. « Je reste la même. » Ce n’est pas une formule. C’est une conviction.

Ses proches continuent de la voir comme avant son élection. Elle aussi refuse de considérer cette couronne comme une arrivée. Elle y voit davantage le début d’une nouvelle responsabilité.

Être Miss Aquitaine, explique-t-elle, ne consiste pas seulement à participer à des événements ou à monter sur scène. C’est représenter une région, rencontrer des associations, échanger avec le public, porter des projets et mettre en lumière un territoire dont elle se dit particulièrement fière.

Une victoire construite dans la durée

Lorsqu’elle revient sur son parcours, Solène Videau ne donne jamais l’impression de raconter une success story. Elle préfère parler du chemin.

À 19 ans, lorsqu’elle découvre les concours de beauté, elle est loin d’imaginer tout ce que cette aventure va lui apporter. « Je suis quelqu’un d’assez introverti de base », reconnaît-elle. L’aveu étonne tant son aisance paraît naturelle aujourd’hui. Mais c’est justement pour combattre cette timidité qu’elle décide de sortir de sa zone de confort.

Petit à petit, les concours deviennent une véritable école de la confiance en soi. Elle apprend à prendre la parole devant un public, à défendre ses idées, à gérer son stress et à accepter le regard des autres. Chaque expérience lui apporte quelque chose. « On évolue énormément. On rencontre des personnes, on apprend à mieux se connaître et on gagne en confiance. » Rien ne s’est fait du jour au lendemain.

Pendant trois ans, Solène Videau enchaîne les concours, affine sa préparation, travaille son éloquence, sa démarche, son expression et son mental. Lorsqu’on lui demande quelle qualité la définit le mieux, elle répond sans hésiter : « La détermination. » Ce mot revient souvent au cours de notre échange. Pas comme un slogan, mais comme une manière de vivre. « Je ne lâche jamais rien. »

À mesure que la conversation avance, on comprend que cette phrase résume sans doute mieux son parcours que n’importe quel palmarès. Car son histoire n’est finalement pas celle d’une jeune femme devenue Miss Aquitaine. C’est celle d’une jeune femme qui a choisi, il y a trois ans, de ne jamais renoncer.

Le déclic d’une troisième tentative

Au fil de la conversation, une question revient naturellement : qu’est-ce qui a changé cette année ? Pourquoi cette élection plutôt qu’une autre ? Solène Videau prend quelques secondes avant de répondre. La différence, explique-t-elle, ne tient pas seulement à la préparation ou à l’expérience acquise. Elle est avant tout mentale.

Les années précédentes, elle abordait les concours avec une idée fixe : décrocher le titre. « J’étais vraiment dans un esprit de compétition. Je voulais gagner », reconnaît-elle. Cette fois, les choses se sont passées autrement. Parce qu’il s’agissait de sa dernière participation possible au concours de Miss Aquitaine, elle décide de s’enlever une partie de cette pression qu’elle s’imposait depuis plusieurs années. « Je me suis dit : c’est ma dernière chance. Il faut que j’en profite, que je prenne du plaisir sur scène. » Ce changement d’état d’esprit transforme sa prestation.

Elle monte sur scène avec davantage de liberté, assume davantage sa personnalité et construit un discours qui lui ressemble. Le thème de la soirée, consacré à Paris, lui permet de parler de ce qui la passionne depuis toujours : la mode. Plus qu’un exercice imposé, son intervention devient le reflet de son parcours. « Tout était aligné », résume-t-elle. Avec le recul, elle est convaincue que cette sincérité a fait la différence. « Je pense que le jury a vu que j’étais simplement moi-même. »

Une préparation où rien n’est laissé au hasard

Si l’élection est terminée, le travail, lui, ne fait que commencer. Dans quelques mois, Solène Videau représentera l’Aquitaine lors de l’élection de Miss France. Une échéance qui occupe déjà une grande partie de son quotidien. Contrairement à certaines idées reçues, la préparation ne se résume pas aux essayages ou aux séances photo.

Elle évoque des heures de danse, un travail régulier sur la prise de parole, une préparation physique et un accompagnement mental destiné à mieux gérer le stress des grands rendez-vous. « Il faut être prête dans tous les domaines. » Elle compare volontiers cette préparation à celle d’un sportif avant une compétition importante. Le parallèle n’a rien d’exagéré.

Les journées s’organisent autour des études, des engagements liés à son titre et des entraînements. Chaque apparition publique devient aussi une manière d’acquérir de l’expérience avant le grand rendez-vous de décembre. Pour autant, la jeune femme refuse de vivre dans l’obsession de Miss France. Elle préfère avancer étape par étape. « Il y a toujours quelque chose à apprendre. » Une phrase qui revient souvent dans son discours. Même après son élection, elle continue d’analyser ses prestations, de travailler son expression et de chercher les détails qui peuvent encore être améliorés. Cette exigence personnelle ne semble jamais la quitter.

Au-delà des projecteurs

Au cours de son année de règne, Solène Videau sait que les défilés et les cérémonies ne représenteront qu’une partie de sa mission. Ce sont surtout les rencontres qui l’attendent avec impatience. Lorsqu’elle évoque les visites effectuées auprès des enfants hospitalisés alors qu’elle était Miss Bordeaux, son visage s’illumine instantanément.

Elle raconte les petites filles qui demandent timidement à essayer la couronne, les regards qui changent lorsqu’elles se découvrent dans un miroir et les sourires des familles qui, le temps de quelques minutes, oublient les difficultés du quotidien. « Ce sont des moments qui marquent vraiment. » La phrase est prononcée avec beaucoup de simplicité. Sans chercher à émouvoir.

Mais elle en dit long sur ce qui motive la jeune femme. Pour elle, une écharpe de Miss ne représente pas seulement une distinction ou une visibilité médiatique. Elle peut aussi devenir un prétexte pour aller à la rencontre des autres. « Si on peut apporter un peu de bonheur, même pendant quelques instants, alors c’est déjà beaucoup. » Cette dimension humaine occupe une place importante dans sa conception du rôle de Miss Aquitaine.

Au fil des prochains mois, elle souhaite poursuivre ces rencontres, soutenir les associations qui œuvrent sur le territoire et mettre en lumière celles et ceux qui s’engagent souvent dans l’ombre. « Une Miss est aussi là pour donner de la visibilité à ceux qui en ont besoin », résume-t-elle. Une vision du rôle qui dépasse largement le cadre d’un concours de beauté.

Porter les couleurs de toute une région

Dans quelques mois, Solène Videau quittera l’Aquitaine pour rejoindre les autres Miss régionales. Avant les répétitions, les plateaux de télévision et la grande soirée de l’élection de Miss France, il y aura plusieurs semaines de préparation, de travail et de vie en communauté. Une expérience qu’elle attend avec impatience, mais qu’elle préfère encore regarder avec une certaine distance. « Je pense que je réaliserai vraiment quand j’arriverai avec toutes les autres Miss », confie-t-elle.

Pour l’instant, son quotidien reste bien ancré en Nouvelle-Aquitaine. Son agenda se remplit progressivement d’inaugurations, de manifestations sportives, de rencontres avec des associations ou encore d’événements organisés aux quatre coins de la région. Une mission qu’elle aborde avec beaucoup d’enthousiasme. « Nous avons la chance d’avoir une région exceptionnelle », souligne-t-elle.

Lorsqu’elle décrit l’Aquitaine, elle ne se contente pas d’évoquer ses paysages. Elle parle aussi de celles et ceux qui la font vivre au quotidien : les artisans, les commerçants, les associations, les bénévoles ou encore les entreprises qui participent au dynamisme du territoire. « J’ai envie de mettre en lumière les personnes qui font rayonner notre région. » Cette volonté revient plusieurs fois au cours de l’entretien. Pour elle, une Miss n’est pas seulement une représentante lors d’une élection nationale. Elle est aussi une ambassadrice, capable d’attirer les regards sur des initiatives locales qui méritent parfois davantage de visibilité.

« Je suis là pour aller le plus loin possible »

La question était inévitable. À quelques mois de l’élection de Miss France, avec quel état d’esprit aborde-t-elle cette nouvelle aventure ? Solène Videau ne cherche pas à cacher ses ambitions. « Bien sûr que j’ai envie d’aller le plus loin possible. » La réponse est spontanée. Sans excès. Sans faux suspense.

Depuis trois ans, elle travaille pour vivre ce moment. Il serait presque incohérent qu’elle dise aujourd’hui participer sans objectif particulier. Pour autant, elle refuse de réduire cette aventure au seul résultat final. Son ambition est aussi de vivre pleinement cette expérience, de continuer à apprendre et de représenter dignement l’Aquitaine, quelle que soit l’issue de l’élection. « Je veux surtout ne rien regretter. » Cette phrase résume probablement mieux son état d’esprit que n’importe quel discours. Donner le meilleur d’elle-même. Profiter de chaque instant. Et, une fois la finale passée, pouvoir se dire qu’elle n’aurait rien pu faire de plus.

Une même simplicité, malgré la lumière

Pendant près d’une heure d’entretien, un détail revient régulièrement. À aucun moment Solène Videau ne donne le sentiment de jouer un personnage. Elle répond avec naturel, prend le temps de développer ses réponses, rit volontiers lorsqu’elle raconte certaines anecdotes et ne cherche jamais à embellir son parcours. Elle évoque aussi bien les moments de doute que les réussites, parlant avec la même sincérité de ses études, de son travail ou de sa passion pour la mode.

Cette simplicité explique peut-être pourquoi son entourage lui répète qu’elle n’a pas changé. Elle-même en est convaincue. « Je reste la même. » Ces quatre mots reviennent plusieurs fois au cours de la conversation. Ils traduisent une volonté claire : ne jamais oublier la jeune femme qu’elle était avant de devenir Miss Aquitaine. Car si la couronne attire naturellement les regards, elle sait qu’elle ne définit pas une personne à elle seule.

Une histoire qui continue de s’écrire

Lorsque les micros s’éteignent au Mercure Bordeaux Lac, Solène Videau prend encore quelques minutes pour échanger avec les équipes présentes avant de reprendre la route. Dans quelques heures, elle retrouvera ses études, ses engagements et un emploi du temps déjà bien rempli.

Cette scène résume finalement assez bien la jeune femme que nous avons rencontrée. Une Miss Aquitaine, bien sûr. Mais aussi une étudiante passionnée de mode, une jeune femme attachée à sa région et une personnalité qui préfère parler de travail plutôt que de succès.

En novembre 2025, elle franchissait les portes de C6 Radio avec l’écharpe de Miss Bordeaux, devenant la première invitée de notre histoire. À l’époque, elle racontait ses rêves et ses ambitions. Quelques mois plus tard, elle est revenue avec une nouvelle écharpe, celle de Miss Aquitaine 2026, pour accorder à C6 Radio sa première interview officielle depuis son élection. Le chemin parcouru en si peu de temps est déjà considérable. La suite, elle, reste encore à écrire.

Dans quelques mois, les projecteurs de Miss France se tourneront vers les trente candidates venues de toute la France. Parmi elles, une jeune Mérignacaise portera les couleurs de l’Aquitaine avec la même détermination qui l’anime depuis ses débuts.

Quelles que soient les prochaines étapes de son parcours, une chose est certaine : avant les grands plateaux de télévision et les lumières de la scène nationale, Solène Videau est revenue là où une partie de son histoire médiatique avait commencé.

Et pour C6 Radio, cette première interview officielle restera le témoignage d’un moment particulier : celui où une Miss Aquitaine est venue raconter son présent, avant peut-être d’écrire un nouveau chapitre de son histoire.

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