
SAM GYMNASTIQUE. TOP 12 : Mérignac au sommet du suspense, un collectif en mission vers la finale
Elles continuent d’écrire l’une des plus belles histoires de la saison. Promues cette année en TOP 12, les gymnastes du Sport Athlétique Mérignacais ont validé, samedi 4 avril, leur billet pour la finale du championnat de France de Première Division au terme d’une demi-finale irrespirable face à Hénin-Beaumont (26-22). Une performance majuscule qui confirme la montée en puissance d’un collectif soudé et ambitieux.
Un rendez-vous historique délocalisé et populaire
C’est dans une ambiance électrique, au Centre Omnisports Jacques Clouché de Boé, près d’Agen, que les deux équipes disputaient leur première demi-finale de TOP 12, le championnat de France de Première Division de Gymnastique. Devant près de 1250 spectateurs, ce choix de délocalisation a permis de rapprocher le haut niveau du grand public, tout en offrant un écrin idéal à une rencontre aussi indécise qu’engagée.
Un départ canon pour lancer la dynamique
Dès le saut, Mérignac impose son rythme. Léa Franceries, Maïana Prat et Eloane Clément réalisent un sans-faute avec trois Yurchenko vrille parfaitement maîtrisés. Résultat : trois duels remportés et une avance précieuse (9-3). Un départ idéal qui va peser lourd dans l’issue finale.
Hénin réagit, Mérignac résiste
Aux barres asymétriques, la réponse nordiste ne tarde pas. Eden Desaulty et Melayna Legrand permettent à leur équipe de revenir dans la course, profitant notamment d’une chute de Maria Jvania. Mais Mérignac peut compter sur Maïana Prat, solide et décisive, pour maintenir l’avantage (14-10).
La tension monte encore d’un cran à la poutre. Si Léa Franceries tient son rang, les approximations s’invitent côté girondin. Malgré leur combativité, les Mérignacaises voient Hénin recoller dangereusement (19-17). Le suspense est total avant le dernier agrès.
Un final sous haute pression
Tout se joue au sol. Dans une ambiance survoltée, chaque passage devient crucial. Si Léa Franceries répond présente, puis Eloane Clément cède un duel important, l’écart reste mince (23-21). Mérignac joue alors son destin sur un dernier passage.
Maïana Prat, médaillée de bronze mondiale junior à cet agrès, s’avance. Sous pression, elle livre une prestation de haut niveau, sans trembler. Maëlyne Juras lui répond, mais les juges tranchent : Mérignac tient sa qualification. Explosion de joie dans la salle : 26-22, les Girondines sont en finale.
La force d’un collectif
Au-delà des performances individuelles, c’est bien tout un groupe qui est à saluer. Autour des titulaires, les remplaçantes Inaya Cailloux, Sasha Guérin-Marie, Romane Vanni et Elsa Viala ont pleinement contribué à cette dynamique de groupe. Encadrée par Michaël Pallares et Charlotte Camus, l’équipe démontre une cohésion remarquable, clé de cette réussite.
Un exploit historique et un défi à venir
En atteignant la finale dès leur première saison, les Mérignacaises réalisent un exploit inédit dans l’histoire récente du TOP 12. Une performance qui les propulse désormais vers un ultime défi : la finale à Amiens, le 16 mai, face à Avoine Beaumont, référence du championnat.
Outsiders sur le papier, les gymnastes du SAM ont déjà prouvé qu’elles savaient renverser les pronostics. Portées par leur collectif et leur audace, elles n’ont désormais plus rien à perdre… et tout à gagner.