À Saint-Jean-d’Illac, le centre associatif et culturel Joséphine Baker ouvre un nouveau chapitre pour la vie locale

Saint Jean D'Illac: C’est un projet mûri de longue date qui vient de se concrétiser au cœur de la commune. Après plus de trois années de concertation, d’études et de travaux, la Ville de Saint-Jean-d’Illac a inauguré son nouveau centre associatif et culturel Joséphine Baker devant un public venu nombreux. Un équipement structurant pensé pour répondre aux besoins des habitants et renforcer le dynamisme du tissu associatif local.

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À Saint-Jean-d’Illac, le centre associatif et culturel Joséphine Baker ouvre un nouveau chapitre pour la vie locale

Ce mardi 27 Janvier 2026, autour du maire Édouard Quintano étaient réunis Amélie Bosset-Audoit, conseillère départementale, Camille Duvette pour l’agence d’architecture Métaphore, ainsi qu’Amin Ziani, représentant du préfet de la Gironde Étienne Guyot. Une inauguration marquée par l’aboutissement d’un projet lancé dès le second semestre 2020, dans le cadre de l’opération Cœur de Bourg, pour remplacer un ancien centre associatif devenu inadapté.


Une conception collective au service des usages

« Ce moment est important pour notre commune parce qu’il marque l’aboutissement d’un projet mûri dans le temps, construit avec méthode et pensé avant tout pour répondre aux besoins des Illacaises et des Illacais », a souligné Édouard Quintano.

Dès l’origine, la municipalité a associé services municipaux et associations, qu’elles soient ou non utilisatrices de l’ancien équipement. Pour garantir une approche structurée et objective, la commune s’est appuyée sur un programmiste indépendant, missionné fin 2021. Son travail a permis de formaliser un programme intégrant contraintes techniques, financières et urbanistiques, tout en tenant compte des usages réels attendus.

Le choix d’implantation n’est pas le fruit du hasard. L’extension de l’espace Villenave, ancien restaurant emblématique de la commune, s’inscrit dans une logique de cohérence territoriale. Le nouveau bâtiment s’intègre dans un véritable « cheminement culturel, associatif et économique », reliant le parc Edouard Darriet, la maison d’exposition, l’espace culturel, les commerces de proximité et la bibliothèque Olympe-de-Gouges. Un parcours pensé comme un trait d’union entre culture, vie associative et dynamisme local.


Un bâtiment durable et techniquement exigeant.

Retenue à l’issue de la consultation lancée fin 2022, l’agence Métaphore, représentée par l’architecte Camille Duvette, a conçu un projet conciliant patrimoine et modernité. « Nous avons voulu porter une attention particulière au contexte paysager du parc Edouard Darriet et au caractère patrimonial de la salle Villenave. Cela a été la base de notre réflexion », explique-t-elle.

Le parti pris architectural valorise l’existant tout en ouvrant largement les espaces du rez-de-chaussée sur le parc, avec un étage créé afin de limiter l’emprise au sol et préserver les espaces verts. L’ensemble a été pensé comme un lieu de vie accessible et accueillant, composé d’espaces polyvalents destinés aux rencontres, aux loisirs, à la culture et à la convivialité.

Sur le plan technique, l’équipement se distingue par des fondations sur micropieux, adaptées à la présence de nappes phréatiques affleurantes, garantissant stabilité et pérennité. Le bâtiment bénéficie également d’une isolation thermique et acoustique renforcée, répondant aux exigences des pratiques musicales, théâtrales et chorégraphiques.

Autre élément clé : l’installation d’un puits climatique (dit canadien), permettant de préchauffer l’air en hiver et de le rafraîchir en été, sans recourir à la climatisation. « C’est un choix à la fois écologique, responsable et tourné vers l’avenir », souligne le maire.


756 m² dédiés à la vie associative et culturelle.

Le centre Joséphine Baker offre aujourd’hui 756 m² d’espaces fonctionnels partagés. Au rez-de-chaussée, des locaux sont dédiés aux pratiques artistiques et musicales, ainsi qu’un espace Villenave à nouveau accessible aux associations et au public. À l’étage, plusieurs salles polyvalentes accueillent réunions, ateliers et temps de travail collectif.

Le projet anticipe également l’avenir, avec la possibilité d’un agrandissement futur au-dessus de la salle de danse. Les associations anciennement installées dans le centre associatif bénéficient désormais de conditions d’accueil modernisées, favorisant la mutualisation des espaces.

L’association musicale et chorégraphique Illacaise (AMCI) a notamment rejoint des locaux adaptés à ses besoins, indispensables au développement de ses activités artistiques.


Joséphine Baker, un choix porteur de sens

Le nom du centre, Joséphine Baker, a été choisi à l’issue d’une consultation citoyenne, sur le même modèle que la bibliothèque Olympe-de-Gouges. Un choix symbolique fort, salué par l’ensemble des intervenants.

Pour Amélie Bosset-Audoit, cette dénomination fait écho aux valeurs portées par le lieu : « Donner le nom de cette femme engagée, artiste, résistante, c’est mettre en lumière une figure inspirante. C’est aussi reconnaître le rôle fondamental des associations comme espaces de rencontre, de partage et d’émancipation. »

Amin Ziani, représentant du préfet, a également souligné la portée de ce choix : « Joséphine Baker incarne la liberté, l’égalité, la fraternité. C’est une artiste, une militante, une femme engagée. Le message est clair : ici, on parle d’engagement citoyen, de culture, de fraternité et de joie de vivre. »


Un partenariat institutionnel fort.

Le projet a bénéficié du soutien financier de l’État, à hauteur de plus de 300 000 euros : 150 000 euros au titre de la dotation de soutien à l’investissement local et 175 000 euros via la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). Un accompagnement salué comme l’illustration d’une coopération réussie entre l’État et les collectivités en faveur de la culture et du tissu associatif.

La municipalité a également remercié l’ensemble des partenaires institutionnels, les services municipaux, les bureaux d’études, les entreprises mobilisées, ainsi que l’agence Métaphore pour le respect des délais et la qualité d’exécution du chantier.


Un lieu appelé à vivre et à évoluer

« C’est en vivant un bâtiment qu’on l’apprécie pleinement », a conclu Édouard Quintano, se disant « excessivement fier » de cette réalisation. Déjà salué pour sa luminosité, sa fluidité et son énergie, le centre associatif et culturel Joséphine Baker est appelé à devenir un véritable cœur battant de la vie illacaise.

Plus qu’un simple équipement, il se veut un espace d’épanouissement, de créativité et de lien social, au service des habitants et des bénévoles qui font vivre au quotidien le tissu associatif de Saint-Jean-d’Illac.