De la philo à l’écriture
« J’ai été en fauteuil roulant pendant quatre ans », explique-t-elle, évoquant une période où elle ne pouvait plus exercer son métier de prof.
C’est à l’hôpital, dans un quotidien contraint, que l’écriture s’est imposée : « J’ai pu être sur mon ordi à écrire un texte qui faisait 300 pages », avant ce déclic : « Peut-être que j’ai écrit un livre ». Elle vit aujourd’hui de sa plume et publie son 4ème roman.
Le corps, fil conducteur de ses romans
Le rapport au corps a une place centrale dans les romans de Perrine Austry. « Son corps, c’est son propre ennemi », dit-elle, décrivant un combat intime : « Il faut refaire ami avec quelque chose qui est désolidarisé de nous-même ».
Elle cite notamment "Le quartier des Femmes savantes", qui se déroule à Bordeaux, comme un roman où elle voulait placer « au cœur de l’intrigue une kiné », et rappelle que son éditeur a identifié chez elle une veine particulière : « Ma maison d’édition m’a dit : toi tu fais des romans psychologiques »
Un goût assumé pour les challenges
Perrine Austry aime se fixer des défis, y compris dans sa manière d’écrire : « Je suis une compétitrice à fond », « moi je fais jamais dans la facilité, il faut toujours que je me fasse des trucs où je sais que ça sera compliqué », et elle résume son fonctionnement par des « cahiers des charges » qu’elle s’impose.
« Une vie en apnée » : le froid comme expérience d’écriture
À propos de "Une vie en apnée" (2025), Perrine Austry insiste sur le réalisme sensoriel qu’elle recherche : « Il faut savoir ce que ça fait sur le corps ».
Elle raconte s’être documentée et exposée au froid pour écrire juste : « Je suis allée pendant un an… avec des médecins pour savoir ce que c’était que l’hypothermie », convaincue qu’un romancier doit décrire au plus près : « Il faut quand même que je décrive complètement ce qui s’est passé ».
« Captifs » : un huis clos rural, un engrenage, et l’effet papillon
Avec « Captifs », l’autrice annonce une rupture de ton et de style. Elle préfère laisser la découverte au lecteur : « Je vous invite à lire les quatre et vous verrez que “Captifs”… ça coupe avec tout le reste ».
Le point de départ tient en peu de mots, mais impose une contrainte forte : « Une intrigue sur 48 h », pensée comme un challenge après le précédent roman qui s’étirait sur plusieurs années. L’histoire suit Laurent, père célibataire, qui s’isole avec sa fille « dans le coin le plus reculé… entre le Lot-et-Garonne et le Gers », et s’y construit « un petit écrin de paradis de solitude ».Le cœur du roman repose sur l’engrenage : « Je voulais qu’un geste ou un mot puisse avoir des conséquences sur à très long terme », jusqu’à une bascule annoncée comme dramatique : « Ça va avoir des conséquences dramatiques » (sans spoiler davantage).
Perrine Austry revendique l’ambition de surprendre : « Si vous aimez les thrillers, si vous aimez avoir peur… je vous propose quelque chose de nouveau ».
Rencontre à Mérignac : sortie nationale et dédicace
La romancière donne rendez-vous au public jeudi 15 janvier 2026 à 19 h à la librairie Aux Pavés dans la Marge à Mérignac, pour « fêter la sortie nationale avec du champagne ».
Les 4 romans de Perrine Austry:
Rouge Fusion ( éditions Jets d'encre)
Le quartier des femme savantes (Terres de l'ouest)
Une vie en apnée ( Kubik éditions)
Captifs ( Kubik éditions)


