Clément Tapy ne minimise pas l’obstacle. « Istres reste dans tous les cas un club supérieur à nous. Deux niveaux en foot, c’est quelque chose », rappelle-t-il, évoquant un adversaire composé de joueurs « qui vivent de ça et ne font que du foot ». Il insiste aussi sur le contexte du championnat adverse. « Le National 2, c’est un championnat très relevé, et Istres est dans une poule très difficile », souligne Clément Tapy, rappelant que le club istréen parvient à « tirer son épingle du jeu dans une poule où il y a beaucoup de prétendants ».
Cette réalité impose au SAM de viser encore plus haut que lors du tour précédent. « Il ne faudra pas moins, justement parce que c’est deux niveaux au-dessus », insiste l’entraîneur, avant de poser clairement l’exigence : « Il en faudra encore plus que face à Pau ». Une qualification resterait, selon lui, « un exploit, pas une norme ».
Clément Tapy revient longuement sur le comportement de ses joueurs lors de l’exploit face à Pau, qui sert aujourd’hui de référence. « Ce qui m’a le plus marqué, c’est la sérénité », confie-t-il. Face à une équipe professionnelle, le SAM a montré « une maîtrise des émotions » et « une capacité à ne pas se laisser marcher sur les pieds, mais à le faire sportivement ». Une prestation collective forte. « Ils m’ont étonné », reconnaît le coach, évoquant « beaucoup de caractère dans le bon sens du terme ».
Sur le plan tactique, l’entraîneur assume un football pragmatique. « On avait envie de jouer notre jeu habituel, mais il faut aussi être pragmatique à ce niveau de compétition ». Comme lors du tour précédent, l’adaptation sera déterminante. « Tactiquement, on peut préparer tout ce qu’on veut, mais après, c’est la capacité des joueurs à s’adapter sur le moment qui fera la différence ».
Au-delà du terrain, Clément Tapy insiste sur la mobilisation de tout un club derrière son équipe. « La Coupe de France, c’est vraiment tout le club qui la joue ». Une énergie palpable au quotidien. « On a un club de plus de 800 licenciés, donc pour le coup, on la sent vraiment ». Le soutien est constant. « Il y a toujours un petit mot d’encouragement, que ce soit les coachs, les parents ou les joueurs ».
L’entraîneur tient également à souligner les relations très positives avec le club de rugby de Mérignac, co-résident du stade Robert-Brettes. « Il n’y a pas de guerre contre le rugby ou contre la mairie, bien au contraire ». Clément Tapy salue l’attitude des rugbymen. « Ils ont joué le jeu », rappelant qu’« il n’y a pas eu besoin d’insister » pour libérer le terrain. « Je sais même qu’il y en a certains qui viennent nous soutenir », précise-t-il, confirmant que plusieurs joueurs de rugby seront présents en tribunes ce samedi à Brettes. « C’est le côté solidarité du sport ».
La pelouse du stade Robert-Brettes reste enfin un paramètre central de cette rencontre. « On est tributaire des conditions, du terrain, de la météo », rappelle Clément Tapy. L’entraîneur sait toutefois que tout est mis en œuvre pour offrir les meilleures conditions possibles. « Je sais que les services font de leur mieux », souligne-t-il, conscient du travail engagé pour améliorer l’état du terrain. Si les contraintes liées à la pratique du rugby demeurent, le coach se montre plutôt confiant. « Ce qui nous avait surtout gênés contre Pau, c’était la dureté de la terre », explique-t-il, avant d’ajouter que « ça semble s’être amélioré ». Une évolution qui laisse espérer « un terrain a priori moins dur que face à Pau », même si l’adaptation restera indispensable. « Quand la terre est très dure, les rebonds sont complètement différents », rappelle-t-il, d’où la nécessité, parfois, de privilégier le jeu long. « Quand le ballon est en l’air, on n’a pas le problème du rebond ».
Enfin, Clément Tapy conclut en rappelant l’importance particulière de cette semaine pour ses joueurs et pour l’ensemble du club. « Ce sont des semaines exceptionnelles à vivre pour un joueur amateur », mais aussi « pour le staff et pour tout le club ». Au-delà du résultat de samedi, ces jours resteront marquants. « On va en profiter tous ensemble », confie-t-il, conscient que ces moments partagés incarnent pleinement la magie de la Coupe de France et l’identité du SAM Football.


