Un week-end à deux vitesses
Sur le plan des résultats, le constat est contrasté. La victoire des seniors face à Saint-Malo est perçue comme un signal positif. « C’est un week-end presque parfait pour nous, avec une victoire bonifiée et des concurrents directs qui se neutralisent », souligne Romain Bottgen.
Les Espoirs ont eux aussi pris des points importants. « C’est une victoire qui fait du bien, surtout contre une équipe avec laquelle on est à la lutte », précise Romain Bottgen.
Chez les juniors, le déplacement à Brive/Malemort s’est en revanche soldé par une lourde défaite (26–0). « On n’a jamais réussi à vraiment rentrer dans le match », reconnaît Romain Bottgen. « Les conditions étaient compliquées et l’écart se creuse surtout en deuxième mi-temps. » La suite de la saison se jouera en play-down, avec un objectif clairement assumé : « Assurer le maintien est désormais la priorité. »
Du côté des cadets, la défaite 10–5 à Salles n’a pas remis en cause l’essentiel. « La qualification était déjà acquise, on a volontairement fait tourner », explique Maxime Le Joly. « Ce type de match permet aussi de voir des joueurs dans d’autres contextes. »
La deuxième place finale de la poule, derrière le Stade Bordelais et devant Limoges, est analysée comme un indicateur encourageant. « Finir deuxièmes dans ce championnat, c’est un repère intéressant pour le groupe », souligne Maxime Le Joly, tout en rappelant « le niveau très élevé des équipes en face ».
Former les arrières, sans les isoler du collectif
Le travail spécifique mené auprès des lignes arrières est au cœur des missions des deux techniciens. « On insiste sur la vitesse, la qualité de passe, la lecture du jeu », détaille Romain Bottgen, « mais tout doit ensuite être remis dans un cadre collectif. »
Même approche chez les cadets. « Le spécifique est indispensable, mais il n’a de sens que s’il s’intègre au projet de jeu global », insiste Maxime Le Joly. « L’objectif reste de créer du lien entre les lignes. »
Effectifs larges : richesse et exigence
Avec près de 60 joueurs par catégorie, le SMRC dispose d’une base importante en formation. « C’est une vraie chance pour le club », observe Romain Bottgen, « mais ça implique aussi de la concurrence. Le jour du match, il y a 23 places, pas 40. »
Cette réalité nécessite un cadre clair. « Il y a forcément des frustrations », reconnaît Maxime Le Joly. « Notre rôle, c’est d’expliquer les choix et de rappeler que la progression passe aussi par l’acceptation de cette concurrence. »
Les jeunes, colonne vertébrale du projet club
Au-delà des résultats immédiats, les deux entraîneurs ont insisté sur le rôle structurant des jeunes joueurs dans l’avenir du SMRC. « Le projet du club repose sur la formation », affirme Maxime Le Joly. « L’idée est que des joueurs formés ici puissent, à terme, alimenter les Espoirs puis l’équipe première. »
Une continuité également défendue par Romain Bottgen : « Quand un jeune arrive chez les seniors et qu’il connaît déjà le fonctionnement, le vocabulaire et l’identité de jeu, l’adaptation est beaucoup plus simple. » Cette cohérence entre catégories est présentée comme un axe fort du projet sportif.
Le double projet comme principe non négociable
Enfin, la place des études reste centrale dans le discours. « Chez les juniors, le scolaire passe avant tout », rappelle Romain Bottgen. « Le bac reste une priorité. »
Un message partagé par Maxime Le Joly : « Former un joueur, ce n’est pas seulement former un rugbyman. C’est aussi accompagner un jeune dans sa construction personnelle. »
À travers cet échange, le SMRC affirme une ligne claire : miser sur la jeunesse, structurer la formation et inscrire la performance dans le temps long, avec les jeunes joueurs comme socle du projet global du club.


